lilirose

L’histoire de ma vie: Lili-Rose, mascotte de PRÉFÉRENCE

Par où commencer …
Par le début ? La fin ?
Je pourrais commencer par la fin pour vous raconter le début …

Le 28 janvier 2016 ma vie commençait enfin.
J’avais à peine 7 mois et déjà un passif bien rempli.

C’est en nous baladant dans un parc où plusieurs chiens se connaissaient depuis longtemps, que j’ai fait la rencontre de Victoria, une humaine qui avait une bouledogue française, Aglaë.
J’avais un peu peur d’elle, faut dire que les chiens à la tête écrasée c’était pas commun de là où je venais…
On s’est vu plusieurs fois, on jouait bien avec Aglaë.

Victoria quant à elle a beaucoup parlé avec Marion, ma « Famille d’Accueil ».
Elle lui a raconté toutes mes misères, mon long voyage, mon trouble de la séparation…

Le samedi de cette même semaine, il y avait une journée d’adoption organisée par mon refuge, L’arche de Noé à Brest.
Nous étions une vingtaine de chiens et de chats à attendre nos nouveaux maîtres.

Victoria est venue dès l’ouverture pour m’adopter.
Elle m’avait choisis un joli harnais, un coussin confortable et deux belles gamelles pour que je puisse me sentir  » Chez moi « .

Après un peu de paperasse concernant l’adoption, je pouvais enfin dire que j’avais une famille.

J’ai passé 8 mois de galères avant de connaître le bonheur d’avoir une famille.

Paradis pour humains, enfer pour les animaux, l’île de la réunion c’est presque 150 000 chiens errants…
C’est pas joli à voir et y’a même les animaux de couleurs clairs comme moi qui finissent parfois aux requins… Je vous laisse imaginer.

J’ai commencé ma vie de chiot dans un jardin, comme « chien sonnette ». Vous savez les chiens qui servent à alerter leurs humains ?
Beh voilà, je servais qu’à ça, aboyer s’il y avait un « intru » dans le jardin.

On ne me donnait pas d’eau, à peine des restes de tables & aucunes zones ombragées pour me reposer.
Pas simple d’en trouver quand on est attaché à un piquet…

J’ai été caillassée, battue. Pour m’hydrater on me lançait des bouteilles d’eau.
Ils pensaient peut être que m’hydrater par la peau serait plus efficace ?…

J’ai pris la fuite pour survivre, espérant trouver de quoi vivre à l’extérieur.

J’ai croisé plusieurs « Royals-Bourbons » solitaires, c’est le nom de notre mélange de races, comme moi.

Les meutes sont rares quand on veut survivre.

Après quelques semaines de vadrouille sur l’île, j’avais repéré un supermarché. Les poubelles y étaient bien remplies. Je croisais souvent des cadavres de chiens ou de chats dans les environs… Entre la famine et la route, il était dur de savoir la cause de leur mort…

J’avais remarqué qu’un 4×4 se garait souvent près de mon espace « dodo ».
Une dame en sortait à chaque fois et m’offrait toujours un truc à manger.

Je lui faisait vraiment confiance.
Un jour je suis montée dans sa voiture, j’avais bien trop peur de rester encore longtemps dehors. Je ne voulais pas descendre, juste me sentir protégée.

C’est là que mon sauvetage avait commencé.

Elle m’emmena dans le refuge de l’arche de Noé, où je faisais la rencontre de Stella, une petite chienne Pinscher avec la peau sur les os. Elle était vraiment en piteuse état la pauvre.

Les bénévoles avaient lancé des appels aux dons afin qu’elle et moi puissions recevoir les soins nécessaires.

Bilan vétérinaire, vaccins, identification et on me donna le nom de Rockette.
Ça y est, je commençais à exister !

Après cette étape importante chez le vétérinaire, il était temps pour nous de partir en France.

On avait pris l’avion dans nos cages, atterrissage à Paris, puis nous sommes reparties en covoiturage jusqu’à Brest dans nos familles d’accueil.

Et devinez quoi ?

Je m’entendais tellement bien avec Stella, qu’ils avaient décidé de nous mettre dans la même « Famille d’Accueil », chez Marion à Brest.

La suite vous la connaissez, tout ne pouvait qu’aller mieux après ce début de vie compliquée.

Je m’appelle désormais Lili-Rose et j’ai enfin la belle vie.